Interpréter les sources : les nouveaux usages aux époques modernes et contemporaines
Le château de Choisy-le-Roi : sources et restitutions en 3D

Par Anaïs Bornet
Publication en ligne le 08 mars 2022

Résumé

In recent years, the former royal domain of Choisy-le-Roi is being valorized thanks to a promotion campaign which use digital techniques at the service of the history of art and heritage. Built at the end of the seventeenth century by la Grande Mademoiselle, cousin of Louis XIV, then favorite residence of Louis XV during the 1740-1750’s, the castle has today totally disappeared. Recent studies have updated knowledge and have made it possible to collect and compare many archives sources (plans, administrative correspondence, accounting documents…). The interpretation of these sources by researchers is the anchor of the rendering work initiated by the archives service of Choisy, the municipality, and the multimedia agency Aristeas. With the aim of making the archives interpretation understandable to a wide audience, the 3D modeling was choosed since it allows to understand at a glance a state of the buildings and gardens, fixed between the years 1760 and 1780. The case of Choisy illustrates the use of digital techniques as an indispensable complement to scientific research, a practice that should become widespread in the future for the lost heritage.

L’ancien domaine royal de Choisy-le-Roi et la campagne de valorisation dont il fait l’objet ces dernières années offre un bel exemple des techniques du numérique au service de l’histoire de l’art et du patrimoine. Construit à la fin du XVIIe siècle par la Grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV, puis résidence favorite de Louis XV au cours des années 1740-1750, le château a aujourd’hui totalement disparu. Les études récentes dont il a cependant fait l’objet ont actualisé les connaissances et ont permis de réunir et confronter de nombreuses sources d’archives : plans, correspondance administrative, documents comptables, etc. L’interprétation de ces sources par les historiens de l’art est le point d’ancrage du travail de restitution qu’a initié le service des archives de la ville de Choisy et la municipalité, avec l’aide de l’agence multimédia Aristeas. Avec pour objectif de rendre accessible à un large public l’interprétation des archives, et de faire revivre une histoire et un patrimoine, le choix de la modélisation 3D s’est imposé puisqu’elle permet d’un coup d’œil de comprendre un état des lieux, fixé ici entre les années 1760 et 1780, période d’apogée du domaine. Le cas de Choisy illustre ainsi l’usage des techniques du numérique en tant que complément indispensable à la diffusion de la recherche scientifique, pratique qui devrait à l’avenir se généraliser pour le patrimoine disparu.

Mots-Clés

Texte intégral

Figure 1 : Le château de Choisy côté Seine, restitution virtuelle

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© Aristeas

1Le château de Choisy-le-Roi, ancienne demeure de plaisance de Louis XV située en bord de Seine dans le Val-de-Marne, a bénéficié ces dernières années d’une opération de valorisation sans précédent au sein de laquelle l’utilisation des sources d’archives a pris une place toute particulière, puisque le domaine royal a aujourd’hui presque entièrement disparu.

2Le château est construit au début des années 1680 pour la Grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV, par l’architecte Jacques IV Gabriel. Pour sa résidence d’été, la princesse choisit un emplacement relativement proche de Paris ; son choix se porte ainsi sur le village de Choisy, où elle acquiert auprès d’un parlementaire un petit domaine qu’elle agrandit par de nouvelles acquisitions de terrains aux alentours. Le domaine de Choisy est de dimensions relativement réduites en comparaison aux demeures prestigieuses édifiées à la même période par les Bourbons (Saint-Cloud, Chantilly, etc.), mais la vue panoramique qui s’étend sur les environs depuis l’autre rive de la Seine en fait son principal attrait. Les séjours sont également agrémentés de promenades et de dîners sur l’eau sur un bateau offert par le roi à Mademoiselle.

3L’ensemble de ces caractéristiques attire en 1739 Louis XV, grand passionné de chasse, qui était alors à la recherche d’une demeure proche de la forêt de Sénart. Jusqu’à la fin de son règne, il va, au gré de ses besoins, agrandir, transformer, moderniser Choisy, qui devient un véritable domaine royal. Au château du XVIIe siècle s’ajoutent, sous l’égide du Premier architecte Ange-Jacques Gabriel, une aile des Seigneurs, destinée à loger les convives du roi, une salle de théâtre, un petit pavillon abritant la fameuse table mécanique, une orangerie, une ménagerie, des serres pour la culture des ananas, un jardin fleuriste dévolu aux fleurs rares, etc. Les bâtiments des communs sont également développés simultanément ; l’aile des Offices et de la Bouche du roi est complétée par une conciergerie, une écurie, et les Grands Communs, vaste quadrilatère comprenant les différents services de cuisines et les logements pour les officiers et le personnel.

4Le lotissement du parc après la Révolution, la création de la ligne de chemin de fer Paris-Orléans au milieu du XIXe siècle puis l’urbanisation de la ville dans les années 1950 provoquent progressivement la disparition du domaine, à l’exception des deux pavillons d’entrée du château.

5Face à la problématique posée par la disparition du patrimoine bâti, le recours au support visuel grâce à la technologie de la 3D s’est rapidement imposé pour les besoins de la médiation culturelle. Ce choix permet en outre de condenser et d’adapter à un large public les informations fournies par les documents d’archives. Un vaste projet de reconstitution numérique a donc été initié en 2012 par Guy Kremer, responsable du service Archives-Documentation-Patrimoine de la ville, qui fit appel à l’agence Aristeas, dirigée par Hubert Naudeix et spécialisée dans la modélisation en 3D du patrimoine. Un comité scientifique, composé de chercheurs spécialistes des questions portant sur l’architecture (Anaïs Bornet), l’ameublement et la décoration intérieure (Renaud Serrette), et les jardins (Gabriela Lamy), a été réuni afin de sélectionner les diverses sources nécessaires et aider à leur interprétation pour la restitution numérique.

6La période retenue pour la modélisation est l’état du domaine de Choisy tel qu’il était dans les années 1770-1780, période où l’ensemble des projets et chantiers mis en œuvre sont achevés. Le document de référence utilisé est un plan gravé en 1783 par Georges-Louis Le Rouge, conservé à la BnF [fig. 2] ; il s’agit d’un plan de masse, la seule vue du domaine à son développement le plus complet, à partir de laquelle les restitutions s’attachent à traduire en volume les formes des bâtiments représentés.

Figure 2 : Plan des châteaux et jardins de Choisy, Gauché et Le Rouge, 1783, BnF, Département des estampes, GED-498

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7De la fin du XVIIe siècle au début du XVIIIe siècle, l’iconographie représentant le château est relativement abondante, entre autres des estampes de Pérelle, de Pierre Aveline et de Jean Mariette (1727)1. Les plans et dessins d’un premier projet du château par l’architecte Jacques IV Gabriel2, datés de 1679, offrent également un aperçu du château tel qu’il était au XVIIe siècle. Divers plans généraux du domaine sont conservés, dont ceux de Claude Desgots3, d’Hippolyte Matis4 ou encore de Mariette5. Les vues du château à partir du milieu du XVIIIe siècle se font cependant plus rares, les deux estampes les plus répandues étant celles de Jacques Rigaud (1743-1745) [fig. 3]. Il existe également des miniatures6, peu précises, et deux vues peintes de la façade sur cour7 [fig. 4].

Figure 3 : Vue de la maison royale de Choisy du côté du jardin, Jacques Rigaud, 1743-1746

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Figure 4 : Le château de Choisy-le-Roi, du côté de la cour, Alexis Nicolas Pérignon, 1773, Châteaux de Versailles et de Trianon, V2020.5

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© Château de Versailles, Dist. RMN-Grand Palais / Christophe Fouin

8En outre, des fonds importants de documents subsistent à propos du domaine royal, notamment les archives de l’administration des Bâtiments du roi. Elles comprennent l’importante correspondance échangée entre les directeurs des Bâtiments et les divers officiers travaillant sur le terrain, ainsi que des devis et de nombreux plans et dessins produits par le prolifique Ange-Jacques Gabriel au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Les archives nationales et les archives municipales de Choisy en conservent plusieurs dizaines de cartons et des centaines de plans. La difficulté qui s’est alors présentée, malgré le nombre important de sources, est que le château a été en constante évolution tout au long de cette période, jusqu’à la mort de Louis XV en 1774. Cet état de travaux permanents a ainsi principalement laissé dans les archives des morceaux de plans de bâtiments, des distributions intérieures partielles, des projets d’élévation finalement modifiés, ou des projets définitifs mais finalement non exécutés faute de temps ou de moyens financiers, autant de documents qu’il a donc fallu confronter et interpréter. Les nombreux plans conservés à Choisy – précisément 149 – ont conduit l’équipe du service des archives à réfléchir à une manière de faire connaître au public le passé de la ville et de partager, diffuser les sources à disposition.

9Le projet de restitution 3D a donné lieu à trois films documentaires d’un format court. Le premier, sorti en 2016, est une présentation générale et didactique des évolutions principales du domaine de Choisy, depuis le XVIIe siècle jusqu’à nos jours. Les restitutions ont pour objet le château, certains bâtiments des communs, le pavillon particulier de Louis XV (appelé Petit Château), et certaines parties des jardins appartenant au jardin privé du roi, notamment les serres d’ananas et l’orangerie8. Le documentaire est accompagné d’une application permettant une visite en réalité virtuelle de ces lieux. L’année suivante, le deuxième film est consacré plus spécifiquement aux espaces intérieurs du château ; il retrace grâce à un plan animé les modifications de la distribution intérieure survenues au fil des années, jusqu’à un état pris entre 1754 et 1768. Les choix de modélisation se sont portés sur le décor et l’ameublement de la chambre du roi et de la salle à manger du Petit Château, où était installée la fameuse table mécanique9. Enfin, la troisième vidéo, réalisée en 2019, présente les différentes parties qui composaient le parc et les jardins de Choisy ; l’accent est mis sur le labyrinthe et le jeu de l’oie, au sein desquels le spectateur est guidé virtuellement10. La publication d’un livre collectif est également en préparation, ouvrage illustré entre autres par des images numériques et coécrit par les membres du comité du scientifique et les archivistes de la ville.

10Si les plans des bâtiments ne manquent pas, il n’en est pas de même pour les vues en élévations, pourtant indispensables à la reconstitution en 3D. Le comité a ainsi été confronté à plusieurs zones d’ombre, pour lesquelles il a fallu recourir à d’autres types de sources afin de trouver des réponses.

L’aile des Seigneurs, bâtiment de l’ « entre-deux » (1746-1751)

Figure 5 : Vue aérienne du château et de l’aile des Seigneurs de Choisy-le-Roi, restitution virtuelle

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© Aristeas

11Tel a été le cas des bâtiments des communs, généralement peu représentés, mais d’autant plus à Choisy car ils y ont été conçus simplement, de manière sobre et fonctionnelle. Un des exemples les plus complexes est l’aile dite des Seigneurs ; il s’agit d’un long édifice qui abrite sur deux niveaux des petits appartements pour les courtisans accompagnant le roi lors de ses séjours. Il est construit à la suite du pavillon et de l’aile des Bains, reliée par un pavillon de la salle à manger à la galerie dite de Conti11, petite aile en rez-de-chaussée attenante au château. Bien documentée, l’aile des Seigneurs demeure toutefois difficile à appréhender car les seules élévations conservées pour servir à la restitution sont en réalité des dessins de projets. En effet, la construction de l’édifice a déjà commencé lorsqu’un devis, dressé par Ange-Jacques Gabriel en 1747, modifie l’ensemble des dispositions12. Le devis prévoit la démolition et l’uniformisation de l’ensemble des façades sur jardin (de la galerie de Conti, du pavillon de la salle à manger et de l’aile des Bains) avec la façade de l’aile des Seigneurs. La façade unifiée, de pas moins de trente et une travées, est illustrée par une élévation conservée aux archives municipales de Choisy [fig. 6]13, et les démolitions envisagées sont visibles sur un plan classé dans les archives de la direction des Bâtiments du roi aux archives nationales. Une seconde élévation, produite à la même période, sème cependant le doute ; elle représente l’aile des Seigneurs fusionnée avec les autres bâtiments, à l’exception de la galerie de Conti qui conserve un seul niveau en rez-de-chaussée et des croisées en plein cintre, probablement son aspect originel [fig. 7].

Figure 6 : « Façade de la galerie et façade de l'aisle des seigneurs », [Ange-Jacques Gabriel], vers 1746-1747, Arch. mun. de Choisy-le-Roi, 1 S 6.

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Figure 7 : Projet d’élévation de l’aile des Seigneurs, [Ange-Jacques Gabriel], 1746, AN, O1 1351, f° 6.

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12L’état définitif est finalement décrit dans un mémoire qui prend le relais des sources iconographiques, une description du domaine royal rédigée en 1773 par le contrôleur de Choisy, l’architecte Hazon14. Ce précieux document est produit à l’occasion de l’arrivée d’un nouveau directeur des Bâtiments du roi, l’abbé Terray, qui souhaite connaître le détail des bâtiments de chaque résidence royale et du personnel qui y est attaché, cela à des fins d’économie. Selon la description, le projet de 1747 – et l’élévation qui y est attachée – sont effectivement adoptés, mais il n’est finalement réalisé qu’en partie. Hazon écrit plus de vingt ans après la fin du chantier : « Toute cette partie de bâtiment doit être démolie par la suite pour continuer un très grand corps de logis qui y est contigu, appelé l’aile des Seigneurs, et qui ira joindre la galerie »15… L’aile des Seigneurs et la galerie de Conti, surélevée, sont bien construites selon le dessin de la première élévation, mais leurs façades n’ont jamais été uniformisées. Les rotondes du pavillon de la salle à manger et du pavillon des Bains sont conservées, ce qu’atteste un plan du château et des ailes attenantes dressé en 1752 pour les travaux d’agrandissement du château [fig. 8]. Les élévations des pavillons sont quelque peu visibles sur une estampe de Rigaud [fig. 9], qui a guidé l’équipe d’Aristeas pour la restitution numérique.

Figure 8 : Premier étage du château et des mansardes des communs, [Ange-Jacques Gabriel], vers 1747, Arch. mun. de Choisy-le-Roi, 1 S 9.

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Figure 9 : Premier étage du château et des mansardes des communs, [Ange-Jacques Gabriel], vers 1747, Arch. mun. de Choisy-le-Roi, 1 S 9.

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L’agrandissement intérieur du château (1752-1754)

13Les restitutions numériques commandées à Aristeas ont également permis de produire certains plans – virtuels – dont les originaux ne nous sont malheureusement pas parvenus. Parmi les nombreux plans concernant le château, on déplore notamment l’absence de documents représentant la distribution intérieure de la seconde moitié du XVIIIe siècle, état que les chercheurs ont été contraints de reconstituer jusqu’à présent par des procédés non professionnels afin de servir l’objet de leur étude16.

14Le dédoublement du corps de logis du château est ordonné par Louis XV en 1752, année où il instaure également pour chacune de ses filles une Maison dédiée, c’est-à-dire un personnel dédié à leur service (femmes de chambre, coiffeuses, aûmoniers…). De nombreux membres du service entourent la reine et désormais ses enfants, invités à Choisy, et impliquent donc de moderniser et faciliter la circulation entre les logements et les espaces de service. La distribution du château du XVIIe siècle est ainsi repensée et modifiée considérablement. Le choix de la restitution s’est porté sur un état de la distribution intérieure entre 1755 et 1764. Un plan des souterrains de l’aile des Seigneurs, conservé aux archives municipales de Choisy, indique le nouveau périmètre du château [fig. 10] ; le dessin des fondations reproduit au sol les espaces des pièces du rez-de-chaussée. Un plan partiel dressé par Gabriel apporte des précisions pour les aménagements du rez-de-chaussée et des entresols [fig. 11]. Au rez-de-chaussée, un second vestibule est aménagé devant l’ancien vestibule (transformé alors en antichambre), menant d’une part à l’appartement des jeux et d’autre part à l’appartement du roi. À droite du vestibule est construit le nouvel escalier d’honneur. Un appartement attenant à celui du roi est créé pour la favorite, et comporte une salle à manger. Un autre plan, attaché autrefois à celui du rez-de-chaussée mais conservé aujourd’hui aux Archives nationales, détaille une partie de la nouvelle distribution du premier étage [fig. 12]. La confrontation de ces plans permet de découvrir les huit appartements désormais dévolus aux membres de la famille royale, contre les six anciens appartements des années 1740, destinés alors aux dames du cercle de familiers de Louis XV… Dans les combles, la bibliothèque du roi et son « laboratoire pour distiller » sont également réaménagés [fig. 13]. Grâce aux observations consignées dans le Journal du Garde-Meuble17, l’attribution de chaque appartement est connue, information que l’animation du plan dans le documentaire retransmet de manière ludique [fig. 14, 15].

Figure 10 : Plan des souterrains du château et de l’aile des Seigneurs, [Ange-Jacques Gabriel], après 1752, Arch. mun. de Choisy-le-Roi, 1 S 1.

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Figure 11 : Plan des souterrains du château et de l’aile des Seigneurs, [Ange-Jacques Gabriel], après 1752, Arch. mun. de Choisy-le-Roi, 1 S 1.

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Figure 12 : « Plan du premier étage et entresols au-dessus de l’augmentation à faire au château de Choisy », Ange-Jacques Gabriel, mars 1752, AN, O1 1351, f° 19.

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Figure 13 : « Plan de l’étage de mansarde de l’augmentation à faire au château de Choisy », Ange-Jacques Gabriel, mars 1752, Arch. mun., 1 S 5.

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Figure 14 : Vue de la distribution intérieure du rez-de-chaussée du château (état entre 1755-1764), extraite de la vidéo « Les intérieurs du château de Choisy-le-Roi », octobre 2017 (https://youtu.be/pOzGv4GdDVM)

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©Ville de Choisy-le-Roi/Aristeas.

Figure 15 : Vue de la distribution intérieure du premier étage du château (état entre 1755-1764), extraite de la vidéo « Les intérieurs du château de Choisy-le-Roi », octobre 2017 (https://youtu.be/pOzGv4GdDVM)

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©Ville de Choisy-le-Roi/Aristeas.

15La modélisation 3D de ce château disparu offre ainsi au public une synthèse de l’état actuel des connaissances de la recherche sur l’histoire de Choisy. Ce projet, porté par l’équipe du service Archives-Documentation-Patrimoine de la ville, a réuni chercheurs et professionnels de la valorisation du patrimoine pour des restitutions d’une qualité exceptionnelle, étayées uniquement par les sources d’archives. Loin de la supplanter, les nouveaux usages du numérique accompagnent désormais la recherche scientifique, et permettent à un public plus large d’y accéder et de s’approprier le patrimoine.

Notes

1 Jean Mariette, Elévations, coupe et plans du rez-de-chaussée et du premier étage du château de Choisy, 1727, BnF, Département des estampes, Va 94 (6) Fol., p. 6-7, 12.

2 AN, Minutier Central, XCI, 413 : devis et marché pour la construction d’un « corps de bâtiment » à Choisy, signé par Jacques IV Gabriel et Anne-Marie-Louise d’Orléans, 1er février 1679. Ces dessins ont été présentés lors de l’exposition Dessiner pour bâtir. Le métier d’architecte au XVIIe siècle, qui s’est tenue en 2017-2018 au musée des Archives nationales à Paris.

3 Pierre II et Claude Desgots, Plan général de Choisy, vers 1682-1693, AD, Val-de-Marne ; Plan général des jardins et parc de Choisy appartenant à Monseigneur, vers 1680-1695, AN, Cartes et Plans, N III Seine 620 ;

4 Hippolyte Matis, Arpentage fait par Matis…, 29 décembre 1693, BnF, Département des estampes, VE-26 (F).

5 Jean Mariette, Plan général du château, jardins, parc et dépendances de Choisy, 1727, BnF, Département des estampes, Va 94 (6) Fol.

6 Une miniature, attribuée à L.-N. Van Blarenberghe, orne notamment une tabatière conservée au musée du Louvre (fonds des objets d’art, n° inv. OA7709, 1765-1775).

7 Une des deux vues connues a récemment été acquise par le château de Versailles (n° inv. V2020.5)

8 Ville de Choisy-le-Roi, Histoire du château de Choisy-le-Roi et reconstitution en 3D du domaine royal. 13 décembre 2013. Disponible à l’adresse : https://youtu.be/nJHQGArnCls

9 Ville de Choisy-le-Roi/Aristeas, « Les intérieurs du château de Choisy-le-Roi », octobre 2017 (https://youtu.be/pOzGv4GdDVM, consulté le 31 mars 2021).

10 Ville de Choisy-le-Roi/Aristeas, « Les jardins de l’ancien domaine royal de Choisy-le-Roi », octobre 2019 (https://youtu.be/pp66FjqaY1M, consulté le 31 mars 2021).

11 Cette petite aile, ou galerie, est baptisée ainsi car bâtie dans les années 1720 par Marie-Anne de Bourbon, princesse de Conti, propriétaire du château entre 1717 et 1739.

12 AN, O1 1359 : registre des devis et adjudications, 1740 – 1747.

13 Un dessin préparatoire au dessin lavé des archives de Choisy est conservé aux Archives nationales (sous-série des Beaux-Arts, F 21 497).

14 AN, O1 1348, f° 325 : Mémoire de Michel-Barthélemy Hazon sur le contrôle de Choisy, adressé à l’abbé Terray, 15 septembre 1773.

15 ibid.

16 Anaïs Bornet, Le Château de Choisy-le-Roi au XVIIIe siècle : architecture, vie sociale et administration, thèse de doctorat en histoire de l’art soutenue sous la direction d’Alexandre Gady, Sorbonne Université, 2019, 3 tomes ; Renaud Serrette, Décor intérieur et ameublement du château de Choisy-le-Roi sous Louis XV et Louis XVI (1739-1792), mémoire de maîtrise en histoire de l’art sous la direction de A. Mérot, T. Wolverperges et G. Mabille, Sorbonne Université, 2002, 3 tomes.

17 AN, O1 3315 et 3316 : Garde-Meuble de la Couronne (1750-1758).

Pour citer ce document

Par Anaïs Bornet, «Interpréter les sources : les nouveaux usages aux époques modernes et contemporaines», Tierce : Carnets de recherches interdisciplinaires en Histoire, Histoire de l'Art et Musicologie [En ligne], Numéros parus, 2021-1, Dossier, mis à jour le : 10/02/2022, URL : https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=559.

Quelques mots à propos de :  Anaïs Bornet

Docteur en Histoire de l’art et archéologie (GHAMU).

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