Les cavaliers de la maréchaussée à la poursuite des hors-la-loi
Étude de 255 procès-verbaux de captures effectuées en Poitou entre 1770 et 1788

Par Lucile Garréta
Publication en ligne le 13 novembre 2020

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Texte intégral

1Au cours des deux décennies qui précèdent la Révolution française, l’une des principales missions des cavaliers de la maréchaussée poitevine est de procéder à des arrestations1. Ces forces de l’ordre rurales sont alors organisées en une trentaine de brigades, chacune composée de quatre à cinq hommes2. À l’issue de toutes leurs opérations de prises de corps, elles doivent systématiquement dresser un procès-verbal de capture. Conservés aux Archives départementales de la Vienne au milieu des dossiers de procédure criminelle jugés par le siège présidial de Poitiers, 255 procès-verbaux ont ainsi été repérés entre 1770 et 1788 et constituent le corpus de cette étude3. Ces documents manuscrits se présentent sous la forme de comptes rendus faisant le récit des emprisonnements. Peu exploités par les historiens4, il s’agit pourtant de sources d’une grande richesse pour l’étude des arrestations policières puisqu’elles contiennent de nombreux renseignements sur la date, le lieu, le motif et le déroulement de chaque interpellation ainsi que l’identité des officiers de police participant à l’opération et le nom des individus interceptés. Que révèlent ces archives judiciaires sur les différentes arrestations auxquelles procèdent la maréchaussée du Poitou à la fin de l’Ancien Régime ?

Le contexte des 255 arrestations

2 Ces documents permettent tout d’abord de reconstituer les lieux et les moments où se déroulent ces prises de corps ainsi que les motifs conduisant à de telles opérations. D’un point de vue géographique, la majorité d’entre elles se déroulent dans les zones rurales – les paroisses et les villages de moins de 2 500 habitants – avec 161 opérations, soit 63,14 % du corpus. Cependant, les villes plus importantes sont aussi le théâtre de captures. C’est notamment le cas de la capitale provinciale où les cavaliers interviennent à 36 reprises entre 1770 et 1788. En outre, la répartition au sein de la généralité semble très inégale puisque le nord du Haut et du Moyen-Poitou concentre près de 70 % des prises de corps5.

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Figure

Localisation des 255 arrestations effectuées par la maréchaussée au sein de la généralité du Poitou entre 1770 et 1788

3 En ce qui concerne les temps des captures, celles-ci sont moins importantes en automne et en hiver (104 affaires, soit 40,78 % du corpus), contrairement au printemps et à l’été (151 prises de corps, soit 59,22 % de l’échantillon). Cette saisonnalité de l’arrestation correspond logiquement à celle de la violence sous l’Ancien Régime6. La répartition horaire des interpellations montre de son côté qu’un tiers d’entre elles (32 affaires) ont lieu le soir, entre dix-huit et vingt-deux heures7. C’est ainsi le cas de la brigade de Châtillon-sur-Sèvre qui se rend le 28 octobre 1776 « à neuf heures du soir […] au bourg du Pin » pour interpeller un voleur de jument8.

4 Le vol constitue par ailleurs le principal motif d’intervention des cavaliers, avec près de 60 % des cas. Ces larcins sont relativement divers et variés. En effet, ce sont « quatre cochons » qui sont dérobés à la Loge-Fougereuse en 17719, « une fourchette d’argent » l’année suivante à Saint-Fulgent10, « soixante six livres [tournois] dans un coffre » d’un cabaret de Migné-Auxances en mai 178111, « plusieurs mouchoirs […] dans les poches de diférantes personnes » dans l’église de Dissay trois ans plus tard12 ou bien encore « un chariot chargé de marchandises » dans la nuit du 16 au 17 décembre 1785 à Montaigu13.

Types de crimes ou de délits

Nombres

%

Vols

(parfois accompagnés de violences ou d’évasions de prisons)

152

59,61 %

Vagabondages et/ou mendicités

(parfois accompagnés de vols, d’injures ou de violences)

51

20,00 %

Violences physiques et/ou verbales

(homicides, viol, injures, rébellions)

36

14,12 %

Contrebande, trafic

(faux-monnayage, faux-saunage, escroquerie, fabrication de faux passeport)

8

3,14 %

Autres

(désertions militaires, montre d’animaux sauvages, incendie)

8

3,14 %

Totaux

255

100 %

Tableau

Motifs d'intervention de la maréchaussée du Poitou dans les 255 arrestations effectuées entre 1770 et 1788

5 Dans une moindre mesure, les forces policières se lancent aussi à la poursuite d’individus coupables de mendicité ou de vagabondage dans 20 % des captures. Les auteurs de violences verbales et/ou physiques – comprenant l’injure, l’agression corporelle, le viol ou encore l’homicide – représentent près de 15 % des individus mis sous les verrous. Enfin, la maréchaussée interpelle un peu plus de 3 % de contrebandiers et de trafiquants, à l’image des faux-monnayeurs ou des faux-sauniers.

Typologie des circonstances de captures

6 Comment se déroulent concrètement ces différentes arrestations ? Entre 1770 et 1788, les forces de police poitevines semblent procéder à quatre types de captures.

Types de captures

Nombres

%

Arrestations programmées (résultant d’ordres ou de dénonciations de particuliers)

110

43,14 %

Arrestations non programmées (captures au cours de patrouilles et lors de flagrants délits)

69

27,06 %

Arrestations déjà effectuées par des particuliers

59

23,13 %

Arrestations effectuées par d’autres autorités en collaboration avec la maréchaussée

17

6,66 %

Totaux

255

100 %

Tableau

Typologie des 255 captures réalisées par les brigades de la maréchaussée du Poitou entre 1770 et 1788

7 Elles interviennent ainsi à 110 reprises, soit dans plus de 43 % des affaires, de manière planifiée et programmée. Les cavaliers se trouvent à leur caserne lorsqu’ils sont informés qu’un délit ou un crime a été commis. Ils partent donc rapidement de leur lieu de résidence afin d’appréhender les suspects dans les plus brefs délais. Pour ce faire, ils sont principalement renseignés par les injonctions de leurs supérieurs hiérarchiques ou des magistrats judiciaires mais aussi grâce aux dénonciations de particuliers. Ainsi, le 14 juillet 1784, l’ensemble de la brigade de Châtillon-sur-Sèvre est réquisitionnée sur « les ordres […] donnés par monsieur Paris de la Salle […] sous lieutenant » à Montaigu dans le but « d’aller à la poursuitte de la bande de volleurs qui se retire dans plusieurs paroisses de [son] district »14.

8 À l’inverse, les cavaliers peuvent arrêter des malfaiteurs de manière spontanée lors de patrouilles et en cas de flagrants délits dans 69 cas (environ un quart du corpus). Les « tournées ordinaires » mentionnées dans les sources judiciaires sont organisées quotidiennement par deux agents de la maréchaussée chargés de surveiller leur territoire15. Ainsi, « battant patrouille dans les auberges et les cabarets » de Gençay le 26 septembre 1773, le brigadier Jean Phiolleau et ses cavaliers Pierre Sautereau, François Dubreuil et François Robert emprisonnent un individu dépourvu de papiers d’identité16. Les captures en flagrance sont quant à elles plus incertaines puisqu’elles reposent sur des circonstances hasardeuses. Par exemple, les hommes de La Roche-sur-Yon surprennent au matin du 23 juillet 1770 Pierre Monneron en train de voler « plusieurs marchands » « à la foire de Beauvoir »17.

9 La troisième catégorie de prises de corps concerne 59 affaires (environ 23 % de l’échantillon) et regroupe celles effectuées « à la clameur publique », c’est-à-dire par les populations locales elles-mêmes, de manière collective et sans l’intervention des forces de l’ordre18. Elles sollicitent cependant la maréchaussée dans un second temps pour leur remettre les individus interceptés. Le 15 juillet 1781, le brigadier de Châtillon-sur-Sèvre Bernard Bourdiet et son cavalier Pierre-François Boullier relatent très précisément la rocambolesque arrestation d’un voleur par les habitants de Nueil-les-Aubiers. Alors qu’un individu tente de « forcer les serrures avec une serpe » afin de pénétrer dans « la maison du nommé Brillaud », plusieurs voisins du propriétaire « se seroient tous écriés à haute et intelligible voix que […] il y avoient vu un volleur »19. Grâce à cette alerte orale, les habitants parviennent à empêcher le larcin car, surpris d’entendre « crier ‘‘aux volleurs’’ », le suspect prend rapidement la fuite. Néanmoins, neuf particuliers « l’auroient tout de suite poursuivi[s] et capturé[s] » avant de le conduire dans une des chambres de « l’auberge […] Les Trois Pigeons », où après l’avoir fouillé et interrogé, ils décident d’« envoyer chercher les cavaliers de maréchaussée de Chatillion ». Les forces de l’ordre dépêchées sur place n’ont plus qu’à se saisir du personnage pour « le faire mettre en prison ».

10 Enfin, dans à peine 7 % de l’échantillon (17 prises de corps), les agents des forces de l’ordre rurales se saisissent de hors-la-loi conjointement avec d’autres autorités judiciaires et policières. Agissant comme des auxiliaires de la justice20, les cavaliers poitevins collaborent ainsi étroitement avec des huissiers et un lieutenant général de police de province pour leur prêter main-forte21.

Le profil des 348 malfaiteurs interpellés

11 Dans le corpus étudié, pas moins de 348 individus sont écroués par la maréchaussée poitevine. L’immense majorité d’entre eux – 302 personnes, soit plus de 86 % – sont des hommes. Les raisons de cette sous-représentation féminine sont difficiles à expliquer. Benoît Garnot avance le statut inférieur des femmes par rapport aux hommes dans la société d’Ancien Régime, conduisant ces dernières à un retrait, y compris dans le domaine de la délinquance et de la criminalité22 alors que Joëlle-Elmyre Doussot prône pour une justice moins encline à poursuivre ces femmes qui jouent un rôle indispensable au sein du foyer familial23.

12 En outre, les hors-la-loi capturés sont relativement jeunes puisqu’ils sont en moyenne âgés de 32 ans et près de 70 % d’entre eux ont entre 20 et 39 ans24.

13 Leur provenance géographique25 révèle qu’ils sont pour plus de la moitié originaires ou habitants de la province du Poitou (163 personnes, soit 55,82 %). Les autres viennent de différentes contrées du royaume de France (123 individus et 42,13 %), voire même de l’étranger (6 d’entre eux, c’est-à-dire 2,05 %).

14 En ce qui concerne leur appartenance sociale26, les malfaiteurs emprisonnés exercent avant tout les professions d’artisans ou marchands (132 personnes, soit 44,75 %) et dans une moindre mesure de travailleurs de la terre (75 individus, environ un quart des capturés).

Catégories

socio-professionnelles

Nombres

d’individus

%

Artisans ou marchands

132

44,75 %

Travailleurs de la terre

75

25,42 %

Domestiques

26

8,81 %

Contrebandiers

20

6,78 %

Soldats

9

3,05 %

Conducteurs (voituriers, charretiers)

6

2,03 %

Vagabonds, mendiants

4

1,36 %

Officiers

4

1,36 %

Autres

3

1,02 %

Sans profession

16

5,42 %

Totaux

295

100 %

Tableau

Métiers déclarés de 295 personnes arrêtées par la maréchaussée du Poitou (1770-1788)

15 Enfin, il faut ajouter que la grande majorité des malfrats interceptés ne sont pas des récidivistes mais bien des « criminels occasionnels »27 car seulement dix individus sont des évadés ou des repris de justice.

16 Au terme de cette étude, les procès-verbaux de capture se révèlent des sources essentielles pour connaître l’action de la maréchaussée en matière d’arrestation et la criminalité dans les campagnes poitevines à la fin du siècle des Lumières. En dépit de faibles effectifs, avec seulement une centaine de cavaliers présents sur le terrain, la maréchaussée parvient tout de même à conduire en prison 348 malfaiteurs entre 1770 et 1788. À la lecture de ces documents judiciaires, les arrestations semblent se dérouler sans difficulté pour les forces de l’ordre qui ne sont confrontées à aucune résistance de la part des capturés ou des populations locales. Au contraire, ces opérations de police semblent l’objet d’une « approbation collective »28 des communautés villageoises qui n’hésitent pas à venir en aide aux cavaliers. Par leurs dénonciations ou leurs prises de corps « à la clameur publique », les habitants contribuent ainsi à l’emprisonnement de pas moins de 136 individus, soit près de 40 % des hors-la-loi arrêtés au cours de la période étudiée. Néanmoins, il faut être prudent face à ces procès-verbaux de capture qui, malgré leur grande richesse, ne mentionnent que les opérations couronnées de succès et passent sous silence les arrestations n’ayant pas abouties.

- Chauvaud Frédéric et Prétou Pierre (dir.), L’arrestation : interpellations, prises de corps et captures depuis le Moyen Âge, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015.

- Brouillet Pascal (dir.), De la maréchaussée à la gendarmerie : histoire et patrimoine, Maisons-Alfort, Service historique de la Gendarmerie nationale, 2003.

- Garnot Benoît, Justice et société en France aux xvie, xviie et xviiie siècles, Paris, Ophrys, 2000.

- Lorgnier Jacques, Maréchaussée, histoire d’une révolution judiciaire et administrative, t. I, Les juges bottés et t. II, Quand le gendarme juge, Paris, L’Harmattan, 1994.

- Vigier Fabrice, « La maréchaussée du Poitou en action. Les arrestations de malfaiteurs dans la seconde moitié du xviiie siècle », Revue historique du Centre-Ouest, 1er semestre 2014, t. XIII, p. 39-92.

Notes

1 . Garréta Lucile, Les arrestations de hors-la-loi effectuées par la maréchaussée du Poitou à la veille de la Révolution française. Étude de 255 procès-verbaux de capture de 1770 à 1788, mémoire de Master 1 (dir. Fabrice Vigier), Poitiers, 2019, 225 p.

2 . Poitiers, Médiathèque François Mitterrand, DM 705, Almanach du Poitou pour l’année bissextile mil sept cent soixante-douze, Poitiers, Jean Faulcon l’aîné, 1772, p. 150-154.

3 . Archives départementales de la Vienne (AD86 par la suite), cotes 1B2/118 à 1B2/200.

4 . Quelques exceptions sont à signaler : Gomez Pardo Julian, La maréchaussée et le crime en Île-de-France sous Louis XIV et Louis XV, « Chapitre 8 : Pratiques et efficacité policières », Paris, Les Indes Savantes, 2012, p. 331-369. Hestault Éric, La lieutenance de maréchaussée de Nantes (1770-1791), « Les arrestations », Maisons-Alfort, Service historique de la Gendarmerie nationale, 2002, p. 304-328. Vigier Fabrice, « La maréchaussée du Poitou en action. Les arrestations de malfaiteurs dans la seconde moitié du xviiie siècle », Revue historique du Centre-Ouest, 1er semestre 2014, t. XIII, p. 39-92.

5 . Cette nette disproportion entre le nord et le sud de la province est indubitablement liée au corpus archivistique s’appuyant sur les dossiers du siège présidial de Poitiers, situé en Haut-Poitou. Par conséquent, les brigades de maréchaussée bas-poitevines et du sud de la province sont largement moins représentées dans ces documents.

6 . Muchembled Robert, Société, cultures et mentalités dans la France moderne (xvie-xviiie siècle), Paris, Armand Colin, 1994 (1re éd. 1990), p. 91-92.

7 . Au sein du corpus de 255 procès-verbaux de capture, seuls 94 précisent le moment de la journée où se déroule les arrestations. Les résultats prennent donc ici en compte cette seconde donnée.

8 . AD86, 1B2/147, procès-verbal de capture de Jean Marolleau au domicile de M. Fradin, syndic du Pin, par les cavaliers de Châtillon-sur-Sèvre le 28 octobre 1776.

9 . AD86, 1B2/127, procès-verbal de capture de François Rafujaud et Pierre-Jean Mesnard à l’auberge « Les Trois Piliers » à la Loge-Fougereuse par les cavaliers de La Châtaigneraie le 22 septembre 1771.

10 . AD86, 1B2/126, procès-verbal de capture de Pierre Coutand près de l’auberge de M. Maindron aux Herbiers par les cavaliers de cette ville le 2 février 1772.

11 . AD86, 1B2/164, procès-verbal de capture de Jean-Mathieu Beigné au bourg de Clan, paroisse de Jaunay, par les cavaliers de Poitiers le 10 mai 1781.

12 . AD86, 1B2/177, procès-verbal de capture de Marie Habert et Jeanne Mourault à la foire de Dissay par les cavaliers de Poitiers le 29 juin 1784.

13 . AD86, 1B2/172, procès-verbal de capture d’Augustin Bayard sur le pont Saint-Nicolas à Montaigu par les cavaliers de cette ville dans la nuit du 16 au 17 décembre 1785.

14 . AD86, 1B2/180, procès-verbal de capture d’Urbain Blanc, dit Courage, au domicile du beau-père de ce dernier au Moulin à Drap, paroisse du Pin par les cavaliers de Châtillon-sur-Sèvre le 14 juillet 1784.

15 . Lorgnier Jacques, Maréchaussée, histoire d’une révolution judiciaire et administrative, t. I, Les juges bottés, Paris, L’Harmattan, 1994, p. 272-276. L’ordonnance du 19 avril 1760 introduit les tournées journalières en binôme et élargit la surveillance à l’ensemble des routes.

16 . AD86, 1B2/131, procès-verbal de capture de Louis le Roy à l’auberge « Saint-Martin » à Gençay par les cavaliers de la même ville le 26 septembre 1773.

17 . AD86, 1B2/122, procès-verbal de capture de Pierre Monneron dans un champ de blés, près de la foire de Beauvoir, par les cavaliers de La Roche-sur-Yon le 23 juillet 1770.

18 . Prétou Pierre, « Introduction. Éléments pour une histoire de la clameur publique », dans Chauvaud Frédéric et Prétou Pierre (dir.), Clameur publique et émotions judiciaires de l’Antiquité à nos jours, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2013, p. 9-26.

19 . AD86, 1B2/172 bis, procès-verbal de capture de Louis Valloc à l’auberge « Les Trois Pigeons » à Nueil-les-Aubiers par les cavaliers de Châtillon-sur-Sèvre le 15 juillet 1781.

20 . Brouillet Pascal (dir.), De la maréchaussée à la gendarmerie : histoire et patrimoine, Maisons-Alfort, Service historique de la Gendarmerie nationale, 2003, p. 36.

21 . Jacob Robert, « Licteurs, sergents et gendarmes : pour une histoire de la main-forte », dans Dolan Claire (dir.), Entre justice et justiciables : les auxiliaires de la justice du Moyen Âge au xxe siècle, Laval, Presses universitaires de Laval, 2005, p. 37-54.

22 . Garnot Benoît, Justice et société en France aux xvie, xviie et xviiie siècles, Paris, Ophrys, 2000, p. 67-69.

23 . Doussot Joëlle-Elmyre, « La criminalité féminine au xviiie siècle », dans Garnot Benoît (dir.), Histoire et criminalité de l’Antiquité au xxe siècle. Nouvelles approches, Dijon, Éditions universitaires de Dijon, 1992, p. 175-179, en particulier p. 178.

24 . Sur 348 malfaiteurs arrêtés, les âges de seulement 306 d’entre eux sont connus grâce à l’examen de leurs procès-verbaux de capture ou de leurs interrogatoires.

25 . Sur 348 malfaiteurs arrêtés, le lieu de naissance ou de résidence n’est connu que pour 292 d’entre eux.

26 . Il s’agit des métiers déclarés par 295 malfaiteurs arrêtés dans leurs procès-verbaux de capture ou leurs interrogatoires. Certains peuvent donc mentir sur la profession qu’ils exercent réellement.

27 . Garnot Benoît, Justice et société…, op. cit., p. 67.

28 . Chauvaud Frédéric et Prétou Pierre (dir.), L’arrestation : interpellations, prises de corps et captures depuis le Moyen Âge, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, p. 267.

Pour citer ce document

Par Lucile Garréta, «Les cavaliers de la maréchaussée à la poursuite des hors-la-loi», Tierce : Carnets de recherches interdisciplinaires en Histoire, Histoire de l'Art et Musicologie [En ligne], Numéros parus, 2020-4, Lauréats, mis à jour le : 15/04/2021, URL : https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=411.

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