Tierce https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce Description de votre site fr La mémoire du siège et de la bataille de Turin (1706), du XVIIIe siècle au début du XXIe siècle https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=436 Aujourd’hui, les Français ont oublié la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714). Seuls quelques spécialistes et des amateurs d’histoire militaire connaissent les batailles de Malplaquet (11 septembre 1709) et de Denain (24 juillet 1712), dont l’issue permit à Louis XIV de négocier à Utrecht une paix moins défavorable aux intérêts de la France que celle qu’avaient voulu lui imposer les Anglais et les Hollandais au printemps 1709. Dans d’autres pays d’Europe, en revanche, des épisodes de cette guerre sont intégrés dans la mémoire nationale. Les Anglais, en particulier, ont conservé le souvenir de la prise de Gibraltar, le 3 août 1704, par les amiraux Rooke et Byng, et celui de la bataille d’Höchstädt (ou de Blenheim)1 où, le 13 août 1704, les armées du prince Eugène et de John Churchill, duc de Marlborough, écrasèrent les troupes françaises commandées par le maréchal de Tallard. Pour récompenser le capitaine général de ses armées, la reine Anne Stuart (1702-1714)2 lui donna le domaine de Woodstock, près d’Oxford, où elle fit construire à partir de 1705 un immense palais qui porte encore aujourd’hui le nom de Blenheim3 et perpétue le souvenir de cette victoire. En Italie, deux épisodes de la guerre de Succession d’Espagne suscitent encore des manifestations savantes et populaires : le siège et la bataille de Turin en 1706. Ces deux événements, dont le récit n’a cessé d’évoluer depuis le XVIIIe siècle, continuent à nourrir l’imagination des Turinois qui se les sont appropriés ven., 26 mars 2021 00:00:00 +0100 https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=436 Le siège de Poitiers de 1569 : écriture et réécriture d'un événement https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=437 Les boutiques de souvenirs de la ville de Sarajevo vendaient encore, au début des années 2010, une carte postale illustrée d’un dessin du siège subi par la ville entre 1992 et 19951. De nombreux travaux ont montré combien les sièges des villes ont produit, sur un long terme, des supports mémoriels multiples et polysémiques dont les usages et les interprétations restent actuels et complexes2. Par leur nature même, les sièges militaires sont des événements qui produisent des narrations. L’encerclement d'une ville et sa mise en résistance, les assauts, l'attente, l’espoir des renforts, la crainte des trahisons, l'épuisement des habitants, la durée constituent et produisent à la fois une « trame narrative3 », des représentations (qu’il s’agisse d’images de victoire ou d’expiations) et des commémorations (en paroles, en acte ou sous une forme monumentale) qui construisent en retour la signification de l’événement. Figure 1 : “carte postale” du siège de Sarajevo Les sièges menés dans le royaume de France pendant les guerres de Religion, qu'ils aient été des succès ou des échecs, sont, de surcroît, chargés d'une signification providentielle. Résister aux assauts des huguenots ou chasser les papistes, c’est accomplir la volonté divine. Si les remparts cèdent ou si les habitants ne capitulent pas, c’est qu’ils ont alors reçu une aide extérieure qui, elle, sera interprétée comme une intervention humaine déloyale. La séquence événementielle que compose le siège d’une ville, depuis l’a ven., 26 mars 2021 00:00:00 +0100 https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=437 Mémoires urbaines d’un siège royal : les plaques commémoratives du siège de La Rochelle (1628-1757) https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=475 De 1621 à 1629, le parti protestant, avec à sa tête le duc de Rohan, prend une nouvelle fois les armes contre la monarchie lors d’une énième Guerre de Religion. Pour combattre la rébellion méridionale, les forces royales tentent de soumettre les cités en les assiégeant, à l’instar des sièges de Saint-Jean-d’Angély, Montauban, Royan, Nègrepelisse, Saint-Antonin, Montpellier ou encore La Rochelle. La cité rochelaise subit durant cette période deux sièges, en 1621 et 1627, dont le second soumet définitivement la population rochelaise1. En juillet 1627, une escadre anglaise s’approche de la ville avec à son bord Benjamin de Rohan, duc de Frontenay, baron de Soubise et Becker, un envoyé de Buckingham. La Rochelle ne permet pas aux troupes anglaises de débarquer dans la ville, mais Catherine de Parthenay, mère des Rohan, fait entrer son fils dans l’enceinte de la cité. Les navires anglais se replient sur l’île de Ré, assiègent Saint-Martin. Face à cette menace, l’armée royale met le siège devant La Rochelle, bientôt rejoint par le cardinal Richelieu et Louis XIII. Pendant plus de quinze mois le camp royal applique une stratégie de blocus en coupant toute connexion avec l’extérieur par voie terrestre et maritime. Le succès du camp royal repose sur cette stratégie d’isolement de la ville grâce à la construction de près de douze kilomètres de fortifications et vingt forts et redoutes, puis, à partir du 30 novembre, d’une digue de pierres sèches. Cette dernière, dont la construction es ven., 26 mars 2021 00:00:00 +0100 https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=475 Introduction : Obsidionalités https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=410 « Quand on parlait du dernier siège de Dresde, Anselme devenait encore plus pâle que d’ordinaire. » (E.T.A. Hoffmann, « Les Visions », 1821, incipit) Depuis quelques années, l’histoire culturelle des guerres et de leur mémoire, à diverses échelles et sous divers angles, s’inscrit régulièrement à l’agenda du Criham, réunissant modernistes et contemporanéistes des trois disciplines1. Un cycle de colloques sur les formes religieuses du politique (pèlerinage, culte des reliques), et en particulier son troisième volet, consacré aux « ruines politiques » (Rome, 25-26 février 2016)2, a notamment contribué à lancer cette dynamique, qui s’est ensuite poursuivie dans le cadre de séminaires et de journées d’études, puis surtout à travers l’engagement d’une équipe du Criham dans le projet de recherche « Ruines de guerre », qui réunit pour quatre ans (2020-2024) des chercheuses et chercheurs de plusieurs universités et institutions patrimoniales françaises3. Le dossier ici présenté s’inscrit dans cette logique – et notamment dans l’attention spécifique portée aux formes matérielles de la « mémoire » – et rend compte du travail effectué depuis 2016, tout en associant des chercheuses et chercheurs extérieurs au laboratoire à des membres de celui-ci. Il a mûri au fil de deux rencontres préparatoires organisées à Poitiers, les 13 avril 2017 (« Batailles et sièges dans le monde méditerranéen du XVIe siècle à nos jours : de la médiatisation à la mémoire »4) et 22 mai 2019 (« Mémoire et représe ven., 13 nov. 2020 00:00:00 +0100 https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=410 Les cavaliers de la maréchaussée à la poursuite des hors-la-loi https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=411 Au cours des deux décennies qui précèdent la Révolution française, l’une des principales missions des cavaliers de la maréchaussée poitevine est de procéder à des arrestations1. Ces forces de l’ordre rurales sont alors organisées en une trentaine de brigades, chacune composée de quatre à cinq hommes2. À l’issue de toutes leurs opérations de prises de corps, elles doivent systématiquement dresser un procès-verbal de capture. Conservés aux Archives départementales de la Vienne au milieu des dossiers de procédure criminelle jugés par le siège présidial de Poitiers, 255 procès-verbaux ont ainsi été repérés entre 1770 et 1788 et constituent le corpus de cette étude3. Ces documents manuscrits se présentent sous la forme de comptes rendus faisant le récit des emprisonnements. Peu exploités par les historiens4, il s’agit pourtant de sources d’une grande richesse pour l’étude des arrestations policières puisqu’elles contiennent de nombreux renseignements sur la date, le lieu, le motif et le déroulement de chaque interpellation ainsi que l’identité des officiers de police participant à l’opération et le nom des individus interceptés. Que révèlent ces archives judiciaires sur les différentes arrestations auxquelles procèdent la maréchaussée du Poitou à la fin de l’Ancien Régime ? Le contexte des 255 arrestations Ces documents permettent tout d’abord de reconstituer les lieux et les moments où se déroulent ces prises de corps ainsi que les motifs conduisant à de telles opérations. D’un ven., 13 nov. 2020 00:00:00 +0100 https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=411 Approche d’une topographie canoniale : le cloître de Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers (Ve-XVe siècle) https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=420 Le cloître de Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers s’est constitué au long du Moyen Âge. Les preuves de son existence, qu’elles soient textuelles ou archéologiques, permettent de suivre son évolution sur la période. Il ne s’est pas formé d’un bloc : ses structures se sont intégrées progressivement à l’espace global de la collégiale. Ses limites interrogent, comme le sens du mot claustrum utilisé par les chanoines dans leur documentation textuelle. La définition de l’espace bâti du cloître et de son utilisation résulte de la convergence des sources textuelles et archéologiques qu’il a fallu mobiliser à part égale dans le cadre d’une étude pluridisciplinaire. Il en ressort que le cloître de Saint-Hilaire-le-Grand était un lieu de mémoire, intégré dans la vie liturgique de la communauté, quelle que soit la période envisagée depuis ses premières traces au IXe-Xe siècle jusqu’au XVe siècle. Il s’agit aussi d’un lieu de vie, qui cumule les bâtiments nécessaires à une vie commune, bien qu’elle soit particulière en raison du statut des chanoines en question. Des actes de la fin du Moyen Âge (XIIIe-XVe siècles) questionnent cependant sur une coloration juridique du cloître aux yeux des membres du chapitre. Quoi qu’il en soit, il est indéniablement un point pivot de l’espace réservé aux chanoines, à la fois cadre structurant de la communauté, lieu de vie liturgique et confluence des circulations au sein du complexe canonial hilarien. The cloister of Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers was established during the Middle Ages. Evidence of its existence, whether textual or archaeological, allows us to follow its evolution over the period. It did not form a single block: its structures were gradually integrated into the overall space of the collegiate church. Its limits interrogate, like the meaning of the word claustrum used by the canons in their textual documentation. The definition of the cloister's built space and its use results from the convergence of textual and archaeological sources which had to be mobilized equally in the context of a multidisciplinary study. It turns out that the cloister of Saint-Hilaire-le-Grand was a place of memory, integrated into the liturgical life of the community, whatever the period envisaged since its first traces in the 9th-10th century until the 15th century. It is also a place of life, which combines the buildings necessary for a common life, although it is special because of the status of the canons. Acts from the end of the Middle Ages (13th-15th centuries), however, question the legal coloring of the cloister in the eyes of the members of the chapter. Be that as it may, it is undeniably a pivotal point in the space reserved for the canons, at the same time the structuring framework of the community, the place of liturgical life and the confluence of circulations within the canonical complex. ven., 13 nov. 2020 00:00:00 +0100 https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=420 « Mama africa » : Catherine Coquery-Vidrovitch, de l’histoire de l’Afrique à l’histoire de l’esclavage https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=435 Entretien avec Catherine Coquery-Vidrovitch, professeure émérite d’histoire contemporaine de l’université de Paris 7, réalisé par Anne Jollet, maîtresse de conférences en histoire moderne, Université de Poitiers, le 2 mai 2018. Texte revu par Catherine Coquery-Vidrovitch et Anne Jollet. Anne Jollet* : Je propose que nous procédions de façon rétrospective, que nous partions du présent pour remonter à travers ta longue activité d’enseignante et de chercheuse dans le domaine, longtemps si délaissé en France, de l’histoire de l’Afrique. Partons de ce livre paru récemment, Les routes de l’esclavage.1 Cette publication témoigne d’un déplacement de tes travaux, de l’histoire de l’Afrique à celle de l’esclavage. Aussi d’une forme d’écriture tournée vers un public plus large que celui des spécialistes. Pouvons-nous revenir sur cet ouvrage ? Pourquoi maintenant ? A qui s’adresse-t-il ? Catherine Coquery-Vidrovitch : C’est un livre tout public, bien sûr, que j’espère lu bien au-delà de nos frontières, mais il s’adresse certainement d’abord aux Français. Parce qu’en France, la découverte de l’histoire de l’esclavage a été tardive et l’enseignement de cette histoire est récent. Le sujet a longtemps été un tabou généralisé, un peu comme Vichy, pour les Français, puisqu’il a fallu Robert Paxton, un historien américain, traduit en 1973, pour que l’on en débatte dans la société2. On ne parlait pas non plus de l’esclavage, nulle part. On l’avait oublié, on ne l’enseignait pas, sinon brièvemen ven., 13 nov. 2020 00:00:00 +0100 https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=435 Les mémoires du siège de Louisbourg (1758) https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=439 Lorsqu'au lendemain du règne de Louis XIV, la monarchie française dut repenser les contours de sa présence en Nouvelle-France, l'une des questions cruciales consistait en la sécurisation du golfe du Saint-Laurent. En effet, les dispositions du traité d’Utrecht (1713) avaient consacré la mainmise britannique sur l'embouchure du fleuve. Les Anglais étaient désormais maîtres de la grande île de Terre-Neuve ainsi que de la péninsule acadienne. Ils étaient donc en mesure de contrôler l'artère essentielle du Canada français. Pire, ces territoires étant situés au débouché des routes transatlantiques vers le Canada et la Nouvelle-Angleterre, la puissance britannique disposait des moyens de surveiller, limiter voire interrompre les relations maritimes entre la France et la vallée du Saint-Laurent (Québec, Trois-Rivières, Montréal). C'est dans l'objectif de desserrer cet étau, que le gouvernement de la Régence se lança dans un projet de renforcement de la présence française dans cette zone stratégique. À Utrecht, les négociateurs de Louis XIV avaient obtenu le maintien sous souveraineté française de trois territoires quasi déserts, que la France de Louis XV tenta alors de coloniser. Outre l'Acadie continentale (Nouveau Brunswick actuel), laissée jusqu'alors aux Amérindiens et aux coureurs de bois, la France pouvait s'appuyer sur deux grandes îles : l’île Saint-Jean (actuelle île du Prince Édouard) et l'île Royale (actuelle île du Cap Breton, province de Nouvelle-Écosse). Sous le règne ven., 13 nov. 2020 00:00:00 +0100 https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=439 Les sièges de Verdun et de Lille (août-octobre 1792) : enjeux politiques et mémoriels à travers une approche comparée des représentations https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=441 Dans le contexte difficile d’engagement de l’armée française contre les Autrichiens et les Prussiens en 1792, la représentation des faits de guerre devient un élément déterminant de la conduite du conflit. Les faits liés aux deux sièges de Verdun et de Lille sont rapportés dans la presse, dans les écrits et discours des contemporains, en particulier à l’assemblée nationale qui suit au jour le jour l’évolution de la situation aux frontières. Ces récits, qui proposent déjà une lecture des événements, vont donner naissance à des représentations artistiques, de nature très diverse. Beaucoup sont contemporaines des événements, réalisées entre 1792 et 1795 ; d’autres, produites tout au long du XIXe siècle, se rattachent plus à leur mémoire. L’analyse de ces oeuvres, de qualité très inégale, met en évidence un même message délivré par leurs auteurs. Il s’agit en effet de comprendre comment et pourquoi ces deux événements, simples épisodes d’une campagne militaire, sont devenus des enjeux de propagande, source d’inspiration des artistes, immédiatement, mais aussi longtemps après les faits. Deux sièges entre histoire et mémoire La guerre déclarée en avril 1792 commence difficilement pour l’armée française mal préparée. Les premiers engagements dans les Pays-Bas autrichiens tournent mal. En août, le maréchal Brunswick qui commande les troupes prussiennes, autrichiennes et les corps d’émigrés, met en œuvre un plan consistant à marcher sur Paris après avoir traversé le bassin de la Meuse ven., 13 nov. 2020 00:00:00 +0100 https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=441 De Numance à Saragosse et de Barcelone à Bilbao : mythes obsidionaux et constructions communautaires en Espagne au XIXe siècle https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=443 Dans un ouvrage consacré aux différentes représentations de l’Espagne au cours de l’histoire, Ricardo García Cárcel juge que la « mémoire épique espagnole relève, en définitive, beaucoup plus de la résistance que de l’impérialisme, plus défensive qu’offensive, c’est une épique de peuples envahis plutôt que d’envahisseurs »1. Si l’on ne peut que souligner l’importance des mythes de (re)conquête dans la construction d’un récit national espagnol à l’époque contemporaine, il n’en reste pas moins que la définition du caractère espagnol que délivre l’historiographie libéral-nationale à partir des années 1830 prend en effet appui sur des mythes de résistance. Le formidable bouleversement engendré par la conquête napoléonienne - la guerre d’Indépendance pour l’historiographie espagnole (1808-1814) - entraîne la progressive articulation, dans l’exil et dans l’opposition à l’absolutisme rétabli par Ferdinand VII (1814-1833), d’un discours national d’essence libérale qui s’épanouit avec la consolidation du régime libéral d’Isabelle II (1833-1868). La guerre d’Indépendance y occupe un espace privilégié comme moment fondateur, celui du réveil de la nation espagnole2. De plus, dans la lecture libérale de la guerre d’Indépendance, les sièges, et en particulier ceux de Saragosse (1808-1809), jouent le rôle de mythes compensatoires au moment où s’amorce, dans la foulée des indépendances ibéro-américaines, le grand repli que connaît l’empire espagnol au XIXe siècle. Le double siège de Saragos ven., 13 nov. 2020 00:00:00 +0100 https://tierce.edel.univ-poitiers.fr:443/tierce/index.php?id=443