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Fortune, pouvoir, spiritualité : profils de familles patriciennes du Château de Limoges 1450-1560

frPublié en ligne le 06 mars 2018

Par Thomas Schneider

1Après un mémoire de Master 1 consacré à trois familles du patriciat du Château de Limoges, les Quercin, les Jouvion et les Petiot, qui dégageait les ressorts, les facettes et l’étendue de leur domination sur le Château de Limoges, le corpus a été étendu à dix-sept familles, pour le travail de recherche du mémoire de M2, préparé comme le premier à l’université de Limoges, sous la direction d’Anne Massoni. Elles sont présentées ici par ordre d’ancienneté d’apparition dans les sources : Dupeyrat (1143), Audier (avant 1201 ?), Boyol (1203), Marteau (1212), Duboys (1223), Benoist (1251), Saleys (1256), Janailhac (1257), Julien (1285), Maledent (1302), Disnematin (1329), Bermondet (1368), Bidon (1368), Sandelles (1404), Romanet (1416), Texier dit Pénicailhe (1433) et Rougier (1457).

2Plusieurs traits caractéristiques font de ces familles un ensemble qui se distingue des autres. Bien documentées dans les sources les plus diverses, pour les ¾ déjà présentes à Limoges au XIVe s. et pour une moitié depuis le XIIIe s., elles sont suffisamment attestées sur l’ensemble de la période sauf en cas d’extinction biologique, comme pour les Marteau. Par ailleurs, elles ont une envergure économique sensible en particulier dans le montant récurrent des dots d’au moins 400 écus et au-dessus de 500 « aux meilleures maisons »1. Elles contractent régulièrement des alliances entre elles et avec les trois familles initialement étudiées. De plus, leurs membres se signalent souvent par une spiritualité ostentatoire comme fondateurs de vicairies. Enfin la plupart ont une pérennité aux siècles suivants : on continue à bien les distinguer comme familles de la bourgeoisie marchande ou familles de robe, officiers royaux de la justice ou de la finance, qui, pour une part, s’agrègent grâce à leurs charges à la noblesse dès la fin du XVIe s. : 659 individus ont été identifiés pour la période étudiée, ce qui représente une base d’analyse solide2.

3Pour ce second opus, comme pour le précédent, le champ temporel retenu est le « Beau XVIe siècle », compris de 1450 à 1560 environ, siècle de transition et de mise en place de l’État moderne. Quant à l’espace, il s’agit du Château de Limoges, ville qui s’est créée à partir et autour de l’abbaye Saint-Martial et s’en est émancipée aux XIIe-XIIIe s. Aux XVe-XVIe, le Château est un espace protégé par une enceinte financée par les bourgeois, construite au XIIIe s., de près de 2 000 m de tour, pour une superficie de 32 ha, structuré politiquement en une dizaine de quartiers, appelés « charrieyres », « bannières » ou « cantons » dont chacun est représenté par un consul lors des élections, au moins depuis le début du XVIe s. La ville comporte intra muros deux paroisses, Saint-Michel-des-Lions et Saint-Pierre-du-Queyroix, et englobe l’abbaye Saint-Martial dont le rayonnement spirituel et politique autour du tombeau du saint, même s’il décline, est encore important. Du point de vue spirituel, il existe de nombreuses confréries de dévotion, certaines de charité. Hors les murs se trouvent une autre abbaye, Saint-Martin, quatre établissements de frères prêcheurs, les Dominicains, les Franciscains, les Carmes et les ermites de Saint-Augustin, un prieuré, Saint-Gérald, trois hôpitaux, dont celui de Saint-Martial, intra muros, et deux maladreries3. Enfin le Château est en face de la Cité, ville de l’évêque, structurée autour de la cathédrale, où se réunit un chapitre de chanoines séculiers, qui exerce également une autorité spirituelle, temporelle et politique, en prise sur le Château par son recrutement et son rayonnement. Signalons enfin la création d’institutions royales tardives pour la période d’étude : un présidial en 1551 et une généralité en 1558.

4L’analyse a porté sur un large éventail de sources, pour l’essentiel manuscrites et pour la plupart inédites, conservées surtout aux Archives départementales de la Haute-Vienne. Priorité a été donnée aux actes notariés, qui fournissent pour une étude de l’élite urbaine la matière la plus riche, susceptible de livrer des données sur tous les axes de recherche, du point de vue économique, social et religieux. Néanmoins, comme celui de Poitiers, le minutier de Limoges pour la période du « Beau XVIe siècle » a subi bien des pertes, et nous ne disposons aujourd’hui dans l’absolu que des archives de 9 % des notaires de l’époque4. Il a donc fallu avoir recours à d’autres sources, comme les fonds du clergé séculier, en particulier la série 3 G, qui est celui du chapitre cathédral, 14 G, fonds de la paroisse de Saint-Michel-des-Lions et 15 G pour celle de Saint-Pierre-du-Queyroix. Ont aussi été exploités les fonds du clergé régulier, et notamment les très riches documents de l’abbaye Saint-Martial, en série 3 H, ou de l’hôpital de Limoges, en série H supplément, lequel regroupe les archives de toutes les confréries de charité, des vicairies et des anciens hôpitaux de la ville, source exceptionnelle et méconnue pour l’histoire de Limoges et de ses élites. Ont enfin été mis à profit plusieurs fonds d’origine privée, en particulier le fonds Benoist du Buis, en série 15 F, ou le fonds des familles, en série 2E. De même ont pu être exploitées des archives familiales privées, concernant notamment les Duboys. La richesse et la complémentarité de ces fonds ont permis de constituer un corpus de plus de 500 actes.

5Comme celle de M1, cette étude s’inscrit dans une démarche prosopographique, qui est bien celle adoptée pour l’ensemble des travaux sur les élites, en alternance avec la micro-histoire, pour varier la focale et faire émerger de la masse statistique des « itinéraires individuels »5. Enfin, une étude de l’élite urbaine, dans ce qu’elle veut montrer en termes de stratégies et d’élaboration de réseaux, en particulier familiaux, ne peut pas se passer de la généalogie, reconnue science auxiliaire de l’histoire6.

6La problématique en est la suivante : le patriciat limougeaud, à travers le corpus retenu, s’inscrit-il ou non dans le système de l’idéal-type des élites urbaines déjà étudiées ?7 Comment ces familles patriciennes se distinguent-elles du commun et s’illustrent-elles de manière singulière à Limoges même ? Enfin, même si l’accès à la noblesse n’était un enjeu essentiel de l’étude, quelles relations ces familles entretiennent-elles avec le second ordre ? L’étude est organisée en trois parties, examinant tout d’abord les éléments structurants des familles du corpus, puis les clés de leur réussite par le savoir pratique ou universitaire, enfin les formes que prend leur spiritualité pendant leur vie et au moment de leur mort.

Éléments structurants du patriciat limougeaud

7L’analyse a permis de montrer que les dix-sept familles étudiées dominent le Château de Limoges pendant le XVIe s. Elles ne sont pas les seules à le faire, mais elles constituent, avec les trois précédentes, la melior pars de l’élite urbaine sur l’ensemble de la période. Plusieurs points ont pu être vérifiés à leur propos, qui confirment les conclusions du mémoire de M1 : les éléments qui les structurent sont conformes aux attendus du schéma-type des élites urbaines méridionales8. D’abord et avant tout, elles disposent d’une solide assise économique fondée essentiellement sur le commerce, leurs activités monétaires ou le revenu de leur plume. Toutes mènent leur barque au sein d’une polyactivité qui leur donne les moyens de leurs différentes stratégies. Elles se constituent de solides réseaux d’alliances, qui passent souvent mais pas obligatoirement par le clan Benoist, la famille la mieux connue et la plus puissante, grâce à de fines tactiques matrimoniales, dans le respect des règles de l’Église, qu’à dessein elles contournent par des alliances consanguines maîtrisées, afin de mieux assurer la force de leur lignage. Enfin, ces familles, en particulier les Benoist et les Duboys, tiennent alternativement les rênes du pouvoir municipal, en jouant du mieux possible des contraintes électives, et président ainsi pendant des siècles aux destinées du Château. C’est un enjeu pour elles d’autant plus grand qu’il s’agit de l’exercice d’un consulat majeur bénéficiant des mêmes pouvoirs en matière de justice que ceux des seigneurs, en toute indépendance, alors que dans la Cité, l’autre ville que compte Limoges, le paréage conclu entre le roi Philippe le Bel et l’évêque Raynaud de la Porte, seigneur de la Cité, en 1307, ôte de manière définitive l’exercice de la justice aux consuls9. Au Château, après une période de reprise en main du pouvoir justicier par la vicomtesse de Limoges en 127610, la reconnaissance des privilèges par le roi d’Angleterre en 1365 puis leur confirmation par le roi de France au détriment de la vicomtesse en 137211, confèrent de nouveau aux consuls, comme aux capitouls de Toulouse, un pouvoir très large. Il est en tout cas bien supérieur à ceux d’autres villes marchandes comme Albi ou Mende, dont les consulats sont bridés par l’évêque, ou à ceux des capitales administratives que sont Poitiers, Bourges ou Dijon, encadrés par le prince. Là réside un trait distinctif essentiel, qui est le privilège des élites du Château de Limoges jusqu’à 1544, lorsque le roi de Navarre, vicomte, réussit, au terme d’un long procès, à se faire restituer les droits seigneuriaux.

Savoir pratique ou universitaire, des clés de réussites bien distinctes

8Par le biais de leur formation marchande, la grande majorité des patriciens sait tirer le meilleur de l’ars mercatoria pour assurer sa prospérité et celle d’une ville qui reste résolument vouée au trafic marchand, même après la création des instances royales du présidial et de la généralité. Or, cela ne peut se résumer à un trait d’archaïsme, mais doit plutôt être considéré comme un atout de Limoges dont le rôle économique que l’on pressent majeur, en lien avec son très ancien atelier de Monnaie, reste encore bien mal cerné. Benoist, Duboys, Disnematin, Romanet, Rougier et Saleys tiennent ainsi sur le long terme le haut du pavé de la marchandise, tandis que les Audier, Dupeyrat, Julien et Sandelles ont la Monnaie à leur main. La création de la généralité permet aux Julien, Benoist, Boyol et Maledent de trouver au service du roi une source de prestige et de prospérité et, pour certaines de leurs branches, la voie de la noblesse à la fin du XVIe s. Mais au Château, on ne néglige pas la voie des études. Même si elle est sans commune mesure avec le haut degré d’implication dans ce domaine des élites de Poitiers ou de Bourges, la voie universitaire à Limoges est loin d’être anecdotique : les Janailhac, Bidon ou Bermondet s’y illustrent dès la fin du XIVe s., les Texier dit Pénicailhe y puisent l’élan de leur essor au début du XVe, et les Benoist saisissent dès la fin du même siècle cette occasion d’ajouter une belle corde à un arc déjà bien pourvu. On voit alors mieux se dessiner la typologie de ces familles patriciennes, sans pour autant que leur profil soit absolument tranché entre familles marchandes et familles de savoir. Dans leur grande majorité, elles concilient les deux domaines au service de leur puissance, même s’il y a des dominantes. Au Château comme à Poitiers et à Bourges, se constitue ainsi une élite intellectuelle, bien plus modeste à Limoges, mais que l’on entrevoit plus importante en nombre que les sources ne le montrent encore. Faute de débouchés laïcs, le patriciat investit en grande partie ses gradués au service de Dieu, notamment dans le chapitre cathédral, lieu de pouvoir qui lui est de plus en plus accessible au XVe s., comme tous les autres chapitres urbains ailleurs. Là, les Dupeyrat, Bidon, Boyol et Benoist, chanoines, dignitaires et titulaires de bénéfices, peuvent exercer, en solidarité avec les marchands ou les officiers de leur clan, l’encadrement de la vie religieuse du diocèse tout en servant de relais à la promotion sociale de leur famille. Les clercs de la famille Jouviond réussissent même à détenir entre leurs mains, pendant près d’un siècle et demi, les dignités et bénéfices clés de l’Église de Limoges : de 1433 à 1560 environ, ils donnent six chanoines et quatre chantres de la cathédrale, trois abbés de Saint-Martial et quatre de Saint-Martin, cinq curés de Saint-Michel-des-Lions et quatre de Saint-Pierre-du-Queyroix, les deux paroisses urbaines12. Le savoir universitaire se distingue également de brillante manière par trois figures de l’humanisme : Jean Maledent, précepteur des enfants de Jean-Jacques de Mesmes, lieutenant civil au Châtelet de Paris, devient avocat au Parlement de Paris, puis au présidial de Limoges, mais il est aussi poète, amateur et promoteur des belles-lettres, latiniste et excellent helléniste13 ; Siméon Duboys, conseiller du roi, lieutenant général au siège de Limoges et poète, est un ami de Scévole de Sainte-Marthe et de Christophe de Thou14 ; enfin Jean Dorat, issu des Disnematin, maître des poètes de la Pléiade, précepteur du fils de Lazare de Baïf, est nommé principal du collège de Coqueret, puis professor regius en grec du Collège royal, enfin poeta regius15. Tous trois sont issus de familles du commerce, et leur rayonnement finit par servir plus tard les intérêts de leur parentèle, au moins pour les Dorat.

Formes de spiritualités patriciennes pendant la vie et au moment de la mort

9Mais ce qui est vrai de la sphère religieuse publique l’est aussi de la spiritualité : par le biais des confréries de dévotion, les patriciens exercent également un contrôle de la piété populaire et disposent d’un clergé à leur service. Pour mieux assurer leur salut, ils s’approprient l’espace sacré par l’acquisition d’un droit de banc, la création d’une chapelle, la fondation d’un obit. Ils font de l’église Saint-Pierre ou, à titre exceptionnel, du couvent des Cordeliers, un caveau familial, une aire de dévotion personnelle qu’ils embellissent en jouant les mécènes, à Saint-Pierre, par le don d’un reliquaire, d’une custode voire plus exceptionnellement d’une relique, ou en commanditant en 1514, par le biais des « fabricateurs » (fabriciens) et du curé qui sont leur émanation, la création de stalles neuves pour le chœur. Le tout est à la mesure d’un prestige qui profite aussi à toute la communauté paroissiale. Enfin, ils se créent de puissants relais entre le monde des vivants et celui des morts en mettant en place une digne célébration mémorielle des grandes figures défuntes de leur lignage par la liturgie confiée aux desservants de leurs vicairies de messes perpétuelles, dont la maîtrise devient pour longtemps un enjeu de prestige social tout autant que d’autorité spirituelle, que font valoir par exemple les descendants des Marteau en ligne féminine jusqu’à la fin du XVIIIe s. En somme, les patriciens, en particulier les Benoist qui restent à la fin de cette étude la famille dominante, détiennent entre leurs mains tous les pouvoirs au Château, tant économique, politique, judiciaire, religieux que spirituel. Que leur manque-t-il, la noblesse ?

La voie nobiliaire, un enjeu du patriciat de Limoges ?

10L’accession au deuxième ordre, essentielle pour les élites de la bourgeoisie urbaine de la fin du Moyen Âge, mais complexe, n’a pas été examinée précisément dans le mémoire. Cependant, deux cas ont été repérés, les Jouviond et les Bermondet. Les premiers, issus de la marchandise et de la finance, se sont agrégés à la noblesse à la fin du XVe s. par l’acquisition du fief noble de Leychoisier16, puis une alliance prestigieuse ; les seconds, issus de la pratique notariale, suivent une belle carrière de lieutenants généraux, qui les conduit au mitan du XVIe s. à devenir nobles, il est vrai à la suite de l’assassinat en 1512 du chef de famille à l’instigation de François de Pontville, vicomte de Rochechouart, et des exorbitantes réparations d’ordre financier ordonnées par le Parlement de Paris17. Ces deux cas isolés et précoces pour Limoges, où la plupart des autres familles qui suivent le parcours d’un anoblissement par charge n’y accèdent qu’à la fin de la période étudiée, semblent montrer le peu d’appétence du patriciat du Château pour la noblesse. À Limoges, elle ne s’obtient pas par l’exercice de la charge consulaire, comme à Poitiers, Bourges et Toulouse18. Les derniers membres de la noblesse chevaleresque quittent Limoges au tout début du XVe s., comme le montrent la vente d’hôtels nobles à des bourgeois en 140819 et 141920. Cela laisse le champ libre aux patriciens seigneurs de la ville, pourvoyeurs de l’aristocratie rurale, pour l’approvisionnement en denrées, notamment de luxe, mais aussi comme banquiers. Ils acquièrent peu à peu des terres nobles mais ne semblent pas avoir de prétentions nobiliaires dans l’ensemble, au-delà de la constitution d’un patrimoine foncier. Cet état de fait dure tant que le patriciat maîtrise, par le biais du consulat, la seigneurie pleine et entière du Château.

11Toutefois, ces conclusions ne valent que pour vingt familles, soit 20 % de la melior pars que sont, au début du XVIe s., les centenaux dont les listes servent de base électorale au pouvoir consulaire. Elles ne constituent donc encore qu’une étape dans la définition de l’élite du Château tant que les résultats n’ont pu être vérifiés et affinés à l’échelle de toutes les familles, ce qui est actuellement amorcé dans le cadre de la préparation d’une thèse de doctorat. Il faut aussi renouveler la recherche sur certains dossiers par des questionnements neufs, en revenant à la source des documents, concernant la Monnaie, le consulat et la voie des études, qui ont déjà fait l’objet de travaux précurseurs mais aujourd’hui datés. C’est aussi le cas pour les confréries et les vicairies, enfin le chapitre cathédral, dont le rôle clé à Limoges n’a jamais été étudié, alors que les travaux de l’historiographie actuelle21 montrent que les chanoines, clercs à l’interface entre monde ecclésiastique et laïc, issus d’une élite sociale cultivée, ont une place essentielle dans la société de leur époque. Des résultats de ces recherches dépendra une meilleure compréhension du rôle et de l’impact de ces institutions dans le pouvoir des patriciens mais aussi sur la société de Limoges, afin de cerner quel rang particulier tient la ville dans le royaume de France au Moyen Âge.

Notes

1  Arch. dép. Hte-V., 15 F 1, procédure devant le Parlement de Bordeaux du 12 février 1525, signalant ces chiffres.

2  L’étude des notables de Bourges porte sur 3 444 individus mais sur 1 001 connus de façon précise. Alain Collas, L’ascension sociale des notables urbains – L’exemple de Bourges : 1286-1600, Paris, L’Harmattan, 2010, p. 47.

3  Bernadette Barrière, « Limoges », Atlas historique des villes de France, Paris, CNRS, 1984.

4  Mise en perspective d’après un état de conservation des notaires anciens établi à la fin du XVIIIe siècle. Arch. dép. Hte-V., SAHL manuscrit 29.

5  Sébastien Jahan, Profession, parenté, identité sociale. Les notaires de Poitiers aux temps modernes (1515-1815), Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 1999, p. 21, citant, sur la genèse de la micro-histoire, Jacques Revel, « L’histoire au ras du sol », préface à Giovanni Lévi, Le pouvoir au village. Histoire d'un exorciste dans le Piémont du XVIIe siècle, Paris, Gallimard, 1989, p. I-XI.

6  Bernard Barbiche, préface au Martyrologe du Bazar de la Charité, de Pierre Nicolas, Paris, MBC, 2000, p. 9-17, p. 14.

7  Bernard Chevalier, « Le pouvoir par le savoir : le renouvellement des élites urbaines en France au début de l’âge moderne (1350-1550) », dans Claude Petitfrère (dir.), Construction, reproduction et représentation des patriciats urbains de l’Antiquité au XXe siècle, Tours, Presses universitaires François-Rabelais, 1999, p. 73-81, p. 74, d’après Yves Barel, La Ville médiévale, système social, système urbain, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 1977.

8  Maurice Berthe, « Les élites urbaines méridionales au Moyen Âge (XIe-XVe siècles) », dans Maurice Scellès, Anne-Laure Napoléone (dir.), La Maison au Moyen Âge dans le Midi de la France, Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, hors série, 2002, p. 21-40.

9  Bernadette Barrière, « La primauté du Château dans l’affirmation des communautés urbaines (XIIIe siècle) », Histoire de Limoges, Toulouse, Privat, 1989, p. 97.

10  Ibid., p. 95.

11  Thierry Martignon, Le Château de Limoges aux XIVe et XVe siècles. La communauté urbaine : sa personnalité, son espace (1361-1461), mémoire de maîtrise sous la dir. de Bernadette Barrière, Université de Limoges, 1987, p. 37-43 et p. 59-67.

12  Thomas Schneider, « ‟Messieurs les Jouviond” ou le népotisme ecclésiastique à Limoges à la fin du Moyen Âge », Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, t. CXLV, 2017, à paraître.

13  Jean Letrouit, « Un recueil de brouillons de l’humaniste Jean Maledent (vers 1519-1563) à la bibliothèque de l’université royale de Gand », dans L’Épistolaire au XVIe siècle, Paris, Éditions rue d’Ulm, 2001, p. 67-92, p. 72.

14  Émile Du Boys (éd.), « Lettres inédites » ; Auguste Du Boys, « Notice biographique », dans Émile et Auguste Du Boys, Un magistrat érudit du XVIe siècle, Siméon Duboys (1536-1581), Chartres, de Durand, 1888.

15  Geneviève Demerson, « Jean Dorat », dans Colette Nativel (dir.), Centuriae latinae.  Cent-une figures de la Renaissance aux Lumières offertes à Jacques Chomarat, Genève, Droz, 1997, p. 323-331.

16  Bonnac-la-Côte, Haute-Vienne.

17  André Lecler (abbé), « La vérité sur le meurtre de Pierre Bermondet, seigneur du Boucheron », BSAHL, t. LIX, 1909, p. 540-574. Gabriel de Llobet, Le Crime du vicomte de Rochechouart (1512).  Enquête sur le contexte politique, social et juridique d’une « ténébreuse affaire », Limoges, Pulim, 2016. Arch. nat. X2A 68, fol. 67v-70v.

18  Liste des corps de ville jouissant du privilège d’anoblissement : Paris, Poitiers, La Rochelle, Saint-Jean d’Angély, Angoulême, Tours, Niort, Cognac, Toulouse, Bourges, Angers, Abbeville, Lyon, Péronne et Nantes. Gilles-André La Roque de La Lontière, Traité de la noblesse, de ses différentes espèces, Paris, Étienne Michelet, 1678, p. 144. L’auteur y ajoute Saint-Maixent, ce qui n’est pas le cas selon Alfred Richard, « La mairie de Saint-Maixent procurait-elle la noblesse ? », Revue de l’Aunis, de la Saintonge et du Poitou, t. VII, 1868, p. 19-24, signalé dans Robert Favreau, La Ville de Poitiers à la fin du Moyen Âge. Une capitale régionale, Mémoires de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 4e série, t. XV, 1978, p. 194.

19  Jean-Louis Ruchaud et al., Généalogies limousines et marchoises, t. 10, Mayenne, Éditions régionales de l’Ouest, 2000, p. 67.

20  BnF, ms lat. 9195, p. 29-30.

21  En particulier : Anne Massoni, La Collégiale Saint-Germain l’Auxerrois de Paris (1380-1510), Limoges, Pulim, 2009.

Pour citer cet article

Thomas Schneider (2018). "Fortune, pouvoir, spiritualité : profils de familles patriciennes du Château de Limoges 1450-1560". Tierce : Carnets de recherches interdisciplinaires en Histoire, Histoire de l'Art et Musicologie - Numéros parus | 2017-2 | Lauréats.

[En ligne] Publié en ligne le 06 mars 2018.

URL : http://tierce.edel.univ-poitiers.fr/index.php?id=302

Consulté le 18/11/2018.

A propos des auteurs

Thomas Schneider

Thomas Schneider a préparé son mémoire de Master 2 sous la direction d’Anne Massoni (Fortune, pouvoir, spiritualité : profils de familles patriciennes du Château de Limoges, 1450-1560, 2016). Doctorant du CRIHAM, il poursuit actuellement ses recherches en thèse sur l’élite urbaine du Château de Limoges dont il cherche à cerner les contours du point de vue social, économique, politique, intellectuel et spirituel, essentiellement au XIVe siècle, dans l’axe « Pouvoirs, Institutions, conflits ». Son questionnement se porte particulièrement sur les spécificités des patriciens de Limoges : sur quels critères les distingue-t-on du commun dans les sources ? Comment ses membres se perçoivent-ils entre eux ? Quelle est l’assise économique de leur pouvoir, quelle est son étendue ? Quelle part réservent-ils au savoir, comment le valorisent-ils ? Quelles sont leurs pratiques en termes de spiritualité, de caritas ? Quelles relations entretiennent-ils avec les autres pouvoirs laïcs (vicomtal, royal) ou ecclésiastiques (abbatial, canonial, épiscopal) ? Son premier article intitulé « Contours, limites et richesses des fonds d’archives de la Haute-Vienne : aperçu pour une étude de l’élite du Château de Limoges à la fin du Moyen-Âge », est paru dans Archives en Limousin n°48, p. 20-24, et un second, « “ Messieurs les Jouviond ” ou le népotisme ecclésiastique à Limoges à la fin du Moyen Âge », est à paraître dans le Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, tome CXLV, 2017.




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Dernière mise à jour : 08 mars 2018

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